Le chef du principal parti d’opposition en Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam, a été radié de la liste électorale par la justice, qui a estimé, mardi 22 avril, à six mois de la prochaine présidentielle, qu’il avait perdu sa nationalité ivoirienne. Cette décision, qui n’est pas susceptible de recours, ferme pour l’heure la porte à une candidature de M. Thiam à la présidentielle du 25 octobre.
Réagissant dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, l’opposant a affirmé qu’il n’accepterait pas cette radiation. Né en Côte d’Ivoire, il a obtenu la nationalité française en 1987 et y a renoncé en mars dernier, afin de se présenter à la présidentielle, un scrutin pour lequel un candidat ne peut être binational.
Mais ses détracteurs invoquent l’article 48 du code de la nationalité, datant des années 1960, qui indique que l’acquisition d’une autre nationalité entraîne la perte de la nationalité ivoirienne.
Pour Thiam, « ce qui se passe, c’est que le pouvoir vient simplement d’éliminer, à travers un raisonnement juridique inique et incompréhensible, son rival le plus sérieux », citant des sondages récents qui le placeraient en tête des intentions de vote.
La rédaction