Le Burkina Faso a déclaré persona non grata la coordinatrice régionale des Nations Unies, Carol Flore-Smereczniak, suite à un rapport de l’ONU faisant état de violations contre des enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, a déclaré lundi un porte-parole du gouvernement.
Les autorités burkinabè n’ont pas été impliquées dans l’élaboration du rapport de l’ONU, intitulé « Enfants et conflits armés au Burkina Faso », ni informées des conclusions de l’étude avant sa publication, a indiqué le porte-parole du gouvernement dans un communiqué.
Les Nations Unies ont exprimé leurs regrets face à cette décision, a déclaré lundi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.
« L’Organisation bénéficie de privilèges et d’immunités, y compris le droit pour ses membres du personnel de rester au Burkina Faso afin d’exercer leurs fonctions au nom de l’Organisation », a-t-il déclaré.
Le gouvernement a accusé les Nations Unies d’avoir fait des affirmations sans fondement et d’avoir énoncé des faussetés dans le rapport, sans citer d’enquêtes ou de décisions de justice pertinentes.
Flore-Smereczniak, qui a été forcée de quitter le pays, a plus de 20 ans d’expérience dans les domaines du développement, de la sécurité, de l’humanitaire, des conflits et des situations post-conflit et a été nommée à ce poste au Burkina Faso l’année dernière, selon les Nations Unies.
La rédaction