En République démocratique du Congo, le gouvernement a saisi la justice pour demander la dissolution de plusieurs partis politiques, dont le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila.
Réagissant à ce sujet, le parti politique de l’ancien président de la République dénonce une manœuvre politique et conteste la procédure. Sur RFI, son secrétaire permanent adjoint, Ferdinand Kambere, rejette toute légalité dans la démarche :
« La loi est claire : celui qui demande la dissolution, c’est le procureur saisi par une décision de suspension. Ce n’est pas le ministre. Nous, nous n’avons jamais été convoqués par rapport à ça, mais malheureusement, jusqu’aujourd’hui, aucun parquet n’a convoqué le PPRD. »
Il dénonce également la présence policière au siège du parti, qu’il juge illégale : « Le ministre de la Justice a fait placer des policiers à notre siège sans aucune décision de justice. Ils doivent évacuer. C’est plutôt l’amélioration du climat politique dans le pays qui devrait être prévalu. » Pour lui, pas de doute, cette demande de dissolution n’est autre qu’un « acharnement contre [Joseph] Kabila ».
Le gouvernement congolais accuse le PPRD de garder un « silence complice » face au groupe armé M23 qui contrôle les villes de Goma et de Bukavu, dans l’Est du pays.
Jeancy Nsingi